Quelques principes généraux auxquels je crois :

 

Aide aux familles :

Ce thème de la famille est un thème qui a toujours été soutenu par le PDC. Toutefois le constat reste décevant. Nos familles sont certes aidées mais il persiste une iniquité en fonction du revenu et des conditions sociales (parent seul). Une politique volontariste tant sur le plan de la fiscalité, de l’aide au congé parental, de la mise à disposition d’infrastructures performantes (crèches), d’allocations familiales suffisantes… Certes, ces développements sont d’ordre budgétaire. Il est possible, au sein nos sociétés complexes et exigeantes, de développer des projets de solidarité et d’aide moins coûteux et plus efficaces. Il existe des formes de prises en charge de la petite enfance plus citoyennes.
 

Aide aux entreprises :

Développement d’une politique cantonale valorisant les entreprises comme lieux de lutte contre le chômage et d’intégration des jeunes. Toute une série de mesures pourrait être développé au sein des administrations cantonales pour simplifier les procédures, accompagner les entreprises formatrices. Un accompagnement administratif devrait être proposé à toute création d’entreprise.

Habitat et région :

Intégration de la personne âgée et handicapée au sein de l’habitat urbain, développement de concept d’intergénération. Transfert de compétences et de ressources auprès des collectivités locales (région) pour le développement d’une plus grande gouvernance socio-sanitaire territoriale. Les politiques communales sont plus à même de développer des services et des infrastructures correspondants aux besoins réels de leur population. Ils doivent également en être imputables.
 

Emploi et Apprentissage :

Incitatifs financiers important pour les entreprises formatrices (canton de Vaud). Soutien aux patrons formateurs. Mise en place du concept de « case manager » (Fribourg) et procédure pour identifier et accompagner les jeunes en difficultés et à risque d’échec scolaire et de rupture familiale. Coaching pour ces jeunes adultes après le cycle d’orientation.
 

Santé :

Il existe un accroissement des inégalités en matière de santé avec un risque accru d’un système de santé à deux vitesses. Le système de régulation de l’Etat, même au niveau cantonal, présente certaines lacunes. Un transfert de recettes des HUG vers les organisation de soins communautaires et de premiers recours devraient permettre d’améliorer l’efficience du système et d’investir dans la prévention et la promotion de la santé.
 

Habitat destiné aux séniors :

L’habitat a un impact décisif sur les conditions et la qualité de vie offertes aux habitants tout au long de leur vie. Le domicile est beaucoup plus investi par les retraités, surtout lorsque les possibilités de sortir se réduisent pour des raisons de santé. En retour, les seniors peuvent constituer une ressource pour leurs voisins, jeunes comme âgés, leur quartier et la Cité.
Il s’agit dès lors de dépasser la dichotomie qui oppose « la vie dans son propre domicile » à « la vie en EMS » et de développer et populariser toutes les solutions intermédiaires. Le débat public et l’attention des autorités ne doivent pas se limiter aux prestations en matière de soins. Ils doivent porter sur les conditions et formes d’habitat qui permettront de prolonger le maintien à domicile de l’ensemble des seniors et de garantir leur autonomie,
d’atténuer ou de compenser leurs fragilités ou handicaps, de prévenir des accidents, de contrecarrer les risques de repli et d’isolement et de stimuler les seniors afin de tirer meilleur avantage d’eux en tant que ressource au bénéfice des différentes générations.
Or les défis posés par une société de longue vie où cohabitent actuellement quatre générations doivent être relevés non seulement par l’Etat social, mais par une multitude d’acteurs. Les ressources budgétaires ne permettront plus de compartimenter et de réglementer une solution spécifique pour chaque situation. L’approche et les solutions à envisager devront donc être globales, multidimensionnelles et évolutives et ne sauraient se
limiter au seul habitat, mais intégrer simultanément des considérations de trajectoires de vie, architecturales, sociales, de santé, environnementales et financières. (texte repris du groupe de travail habitat seniors)